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Artiste
multiforme, Miguel Egaña est connu pour ses assemblages et
installations à base d'objets détournés et de matériaux divers,
végétaux (cf. Beaux-arts, mars 1990) et organiques. On
n'a pas oublié ses sculptures en viande hachée congelée reproduisant
des victimes de l'éruption de Pompéi (cf. Beaux-arts, juillet-
août 1993). Anticipant l'actualité la plus brûlante, il proposa il y a
peu un « Jardin de guerre » reproduisant à l'échelle d'un parc les
motifs agrandis des tissus militaires (Parc de Tecomah, 2000).
Les
deux expositions proposées conjointement par la galerie Satellite et la
galerie Lamarre abordent deux autres aspects de son activité : d'une
part, un ensemble de dessins dont le graphisme interroge la
représentation du corps, dans un esprit fondé sur la métamorphose et la
cruauté. (exposés en mars aux Beaux-Arts de Rouen). D'autre part, une
série de travaux photographiques baptisés « froissages » qui mettent en
question l'intégrité du visage à partir de portraits « défigurés » de
personnages illustres (écrivains en particulier, Kafka, Rimbaud,
Artaud…).
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